Repères biographiques

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16 avril 1854 - Naissance à Tarbes, au n° 20 de la rue Bourg-Vieux ( aujourd'hui rue Brauhauban) de Laurent Tailhade. Il grandit entre son père, Félix Tailhade, magistrat conservateur, et sa mère, la pieuse Ernestine Jacomet.


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Ernestine Jacomet
, mère de Laurent Tailhade.-


La rue Bourg-Vieux

( aujourd'hui rue Brauhauban)

1er Mai 1865 - Laurent Tailhade entre au collège Sainte-Marie de Toulouse (aujourd'hui Le Caousou) tenu par les jésuites.

1870 - 1873 - Etudes au lycée de Pau.

1873 - 1874 - Etudes au lycée de Tarbes. Dans la cour de récréation, surveillée par le pion Théophile Delcassé, futur ministre de la IIIe République, Tailhade croise le jeune Jules Laforgue, de six ans son cadet.

1873 - Tailhade est couronné une première fois aux Jeux Floraux : il obtient une violette pour " Les Citharistes de la rue ".

1874 - Obtention du Baccalauréat après des études plutôt médiocres. Seconde distinction aux Jeux Floraux pour " Vers l'infini " et " Le Bouquet de violettes ". Tailhade entre à la faculté de Droit de Toulouse où il se lie avec Etienne Bladé puis avec son père, Jean-François Bladé. Influencé par son professeur, Ernest Constans, futur ministre de l'Intérieur, il est alors républicain.

1875 - 1876 - Avec son ami Henri Maigrot, le futur caricaturiste Henriot et père d'Emile, Henriot, il est l'un des deux piliers de L'Echo des Trouvères, élégant hebdomadaire littéraire de Toulouse.

1877 - Tailhade rencontre le Baron René Toussaint, alors officier, qui fera une carrière dans le journalisme et la littérature sous le pseudonyme de René Maizeroy. Il servira de modèle à son ami Guy de Maupassant pour le Duroy de Bel-Ami.

1878 - Premier séjour à Paris, où Armand Silvestre le présente à Théodore de Banville.

6 janvier 1879 - Il épouse Marie-Agathe Eugénie de Gourcuff. Le couple s'installe à Bagnères-de-Bigorre, tandis que Tailhade poursuit de timides études à Toulouse.



Marie-Agathe Eugénie de Gourcuff


Laurent Tailhade à l'époque de son premier mariage

16 septembre 1879 - Naissance de leur fils, Léopold qui ne survit que cinq mois.

Avril 1880 - Parution chez Alphonse Lemerre, l'éditeur des Parnassiens, de son premier volume de vers, " Le Jardin des Rêves ". Dédié à Armand Silvestre, il est préfacé par Théodore de Banville. Tailhade demeure alors à Paris jusqu'en mai de cette année. Il approche alors Heredia, Coppée et Louis-Xavier de Ricard.

Juin 1880 - De retour à Bagnères-de-Bigorre, Tailhade fréquente les milieux monarchistes de la ville. Il se pose en défenseur le l'Eglise catholique et commence à collaborer au journal conservateur " L'Echo des Vallées " sous le pseudonyme de Lorenzaccio.

1881 - 1883 - Il côtoie de loin le milieu des Hydropathes. Collaboration à L'Artiste, à La Jeune France.

1882 - Un Dizain de Sonnets ", plaquette publiée chez Alphonse Lemerre.

20 septembre 1882 - Premier duel connu de Laurent Tailhade avec l'un des responsables du Casino de Bagnères-de-Bigorre. Le premier d'une longue série qui approchera les 30 ! Tailhade flambe alors énormément au casino.

29 janvier 1883 - Décès de la jeune épouse de Tailhade. Elle n'a pas 25 ans.

1883 - Tailhade s'installe à Paris. Il fréquente Le Chat Noir, les Félibres parisiens et se lie d'amitié avec Joseph Gayda qui l'entraîne dans le cercle des Zutistes, à la Maison de Bois, située rue de Rennes. Là, il rencontre Charles Cros, le gourou des lieux, ainsi que toute la jeune bohème littéraire : Alphonse Allais, Louis Marsolleau, Charles Vignier, Jean Moréas, Edmond Haraucourt, Jean Ajalbert, Marie Krysinska, Fernand Icres, Georges d'Esparbès, Léo Trézenik et encore Ernest Raynaud, l'un de ses amis les plus fidèles.



Laurent Tailhade vers 1885.

1884 - 1885 - Il s'installe à l'hôtel foyot. Il rencontre verlaine et mallarmé. Ses meilleurs amis sont alors Jean Lorrain, Jean Moréas, Stanislas de Guaita et Maurice Barrès. Viendront bientôt s'ajouter Victor Margueritte, Oscar Méténier et Félix Fénéon, Il collabore alors à Lutèce, au Chat Noir et à La Revue Indépendante.

1886 - 1887 - Son père, qui lui a coupé les vivres, l'oblige à rentrer à Bagnères, où sa famille lui a trouvé un nouveau parti en la personne de Mélanie Maruéjouls. Le mariage est célébré le 2 février 1886. C'est un véritable désastre. Tailhade, qui est devenu farouchement anticlérical, menace, avec un revolver, son épouse qui veut se rendre à la messe. La cohabitation ne tient pas un an. Le divorce est prononcé cinq ans plus tard.

Eté 1886 - Tailhade rédige seul une gazette intitulée " Le Courrier de la Saison ", puis " Le Paillasson ". La même année, il reprend la plupart de ses textes publiés ici et là dans " Bagnères- Thermal ".

1887 - Tailhade adhère à la franc-maçonnerie à Toulouse, où il a Repris des études de droit. Il Groupe alors autour de lui un cercle de disciples, parmi lesquels on trouve P.-B. Gheusi et Georges Fourest.

1888 - Tailhade revient définitivement à Paris. Parangon du poète décadent depuis Lutèce et " Les Déliquescences d'Adoré Floupette ", il collabore tout naturellement au Décadent d'Anatole Baju. Il y publie les premiers faux- Rimbaud avec la complicité de raynaud et de du Plessys.

1889 - 1890 - Il est l'un des premiers collaborateurs de La Plume, du Mercure de France et de L'Ermitage. Il fréquente Léon Bloy, Papus, Edouard Dubus, Henry d'Argis, Fernand Clerget, Mme Prévost- Roqueplan, la comtesse Diane de Beausacq, Marie de Maleissye... Le 12 juin 1889, En compagnie d'Albert Samain, il est le témoin du mariage de Rachilde avec Alfred Vallette.

1890 - Tailhade est incarcéré 4 jours à la prison de Sainte-Pélagie, suite à l'action intentée en justice par Gisèle d'Estoc. Georges Desplas, son avocat, le sort de ce mauvais pas.

1891 - Tailhade publie " Vitraux " chez Lemerre et " Au Pays du Mufle " chez Léon Vanier. Ce dernier recueil reprend ses ballades les plus assassines publiées au Mercure.

 
Laurent Tailhade - Les Hommes d'Aujourd'hui, 8e volume, N°391, (1891), dessin de Charles Léandre; texte de Charles Vignier

1892 - Début de l'amitié avec Edward Sansot. Le caractère homosexuel de leurs relations ne fait aucun doute.

1893 - Intense activité de conférencier (La Bodinière, Salle des Capucines, salle des Sociétés Savantes...). Le 10 novembre il réitère sa conférence de la veille avant la représentation d' " Un Ennemi du Peuple " d'Ibsen au théâtre de l'œuvre. Ce petit chef d'œuvre de provocation déchaîne une véritable tempête dans la salle. Heureusement, ses partisans sont là pour le soutenir : Stéphane Mallarmé, Octave Mirbeau, Maurice Barrès, José-Maria de Heredia, Saint-Pol Roux, Rachilde, Paul Gauguin, Henry de Groux, Maurice Denis, Roger Marx, Francis Vielé-Griffin... Le 9 décembre, au banquet de La Plume, apprenant l'attentat de Vaillant à la Chambre des Députés, il déclare au journaliste venu l'interroger : " Qu'importent les victimes si le geste est beau ! " . Il soulève un tollé général dans la presse.

1894 - Le 4 avril, une bombe, placée par une main anonyme sur le rebord d'une fenêtre, blesse grièvement Laurent Tailhade dînant au restaurant Foyot en compagnie de Julia Mialhe, qui partage alors sa vie. Il devra se faire énucléer quelques années plus tard. La presse se gausse de sa mésaventure et salue cette " bombe intelligente ". Seul Léon Bloy, Alfred Vallette et Jean Carrère montent au créneau pour prendre sa défense. Son maître, Stéphane Mallarmé, se précipite à son chevet, à l'hôpital de La Charité, où il demeure six semaines. A peine sorti de l'hôpital, Tailhade veut en découdre avec tous ceux qui l'ont insulté tandis qu'il était alité. Il expédie ses témoins, Stanislas de Guaita et Marcel Schwob aux quatre coins des rédactions de la presse parisienne. Afin d'affirmer publiquement son amitié à Tailhade, Sarah Bernhardt l'engage pour donner une conférence avant l'ultime représentation de Phèdre que la divine donne au théâtre de la Renaissance. A peine quinze jours après être sorti de l'hôpital, Tailhade déchaîne à nouveau la salle par ses provocations. Alfred Jarry est là qui jubile : il transcrira ces hauts faits dans un chapitre des " Gestes et Opinions du docteur Faustroll, pataphysicien ".



Le Petit Journal du 16 avril 1894

 
Le Petit Journal du 23 avril 1894

1895 - Grâce à son ami Henry Bauër, Tailhade entre à L'Echo de Paris, où il signe ses articles du pseudonyme de Tybalt. Il y restera jusqu'en février 1897. Dans un article il dénonce l'antisémitisme des étudiants ; ce qui déchaîne une manifestation desdits grimauds devant son domicile. Par chance, il est absent. Il suitalors l'une des innombrables cures de démorphinisation qui feront de son existence un véritable calvaire. Suite à cet article, il se bat en duel le 29 juin contre d'Elissagaray, journaliste à L'Antijuif et à la Libre Parole. Tailhade est sérieusement blessé à la main. Huit jours auparavant il s'est battu contre Jules Bois qui deviendra peu après son ami. Le 2 juillet, il retourne sur le pré contre le président de l'Association des étudiants.

1896 - Collaboration au Voltaire, à La Revue Rouge et au Libertaire. Il fréquente très assidûment Madame Prévost-Roqueplan et sa fille Juliette à Montfort l'Amaury, où il retrouve avec déplaisir son rival Jehan Rictus.

1897 - Il quitte L'Echo de Paris, qui est devenu antidreyfusard, après avoir fait condamner le journal à une somme astronomique, suite à l'un de ses articles dénonçant la pédophilie de l'ensemble du clergé haut-pyrénéen. Il séjourne alors à Toulouse, où débute sa liaison avec Anne Osmont, poétesse, féministe et célèbre occultiste. Il collabore régulièrement à La Dépêche. L'été, comme souvent, il se rend à Saint-Sébastien pour assister aux corridas, spectacle dont il est très friand.

1898 - Tailhade entre dans le combat dreyfusard au côté de son maître Zola, qui ne fut pourtant pas toujours l'une de ses admirations. Il écrit dans L'Aurore et dans Les Droits de l'Homme. Les duels alors s'enchaînent sans répit. Le 8 juillet contre Raphaël Viau qui s'était payé sa tête dans La Libre Parole après l'altercation qui avait conduit la nationaliste Marie-Anne de Bovet à gifler Tailhade et ce dernier à lui répliquer en lui crachant au visage. Et surtout le 17 octobre, où un duel furieux l'opposa à son ancien compagnon, Maurice Barrès. Tailhade fut gravement blessé au bras par l'épée de Barrès. Cette même année, Yvette Guibert lui commande des chansons qu'il ne lui fera jamais. Publication de " Terre Latine " chez Lemerre.

1899 - Hospitalisé une nouvelle fois, Tailhade reçoit la visite d'Anatole France et d'Emile Zola qui tentent de lui trouver une situation stable dans la presse. La combinaison pour le faire entrer au Figaro échoue. Il collabore au Journal du Peuple, puis commence à écrire à La Petite République, journal socialiste, où il se lie d'amitié avec Jean Jaurès. Publication d' " A travers les Grouins " chez Stock. Les ballades sont féroces : elles rappellent les hauts faits de la lutte dreyfusiste menée par Tailhade et ses amis.

1900 - Collaboration au Petit Sou. Publication d' " Imbéciles et Gredins " à la Maison d'Art.

1901 - Le 17 janvier, Tailhade épouse Eugénie Pochon, sœur de son ami, Fernand Kolney. La mariée a vingt-deux ans de moins que l'époux. Les témoins sont Raoul d'Audiffret, Jacques de Boisjolin et Jean Jaurès. publication de " la touffe de sauge " aux éditions de la Plume. Tailhade collabore au Français et à La Raison, périodique anticlérical. Mais c'est son article du Libertaire paru le 15 septembre 1901, intitulé " Le Triomphe de la Domesticité ", véritable appel au meurtre sur la personne du tsar, qui l'envoie tout droit à la prison de la santé pour un an. La campagne menée par ses amis, Zola, Kahn, France, Mirbeau, Boès, Sembat etc abrègera son séjour de moitié. En prison, il termine sa traduction du Satyricon de Pétrone qui paraît chez Fasquelle l'année suivante.

1902 - Parution de " Discours Civiques " chez Stock. Différend matrimonial avec Ninette, sa femme, dans lequel Mme Prévost-Roqueplan joue un rôle que ne lui pardonnera pas Tailhade et qui sera à l'origine de la parution, deux ans plus tard, du " Salon de Madame Truphot " que l'électron libre Fernand Kolney commettra pensant servir - à tort - son beau-frère. Tailhade reçoit chez lui Fernand Desprès et Miguel Almereyda, le futur père du cinéaste Jean Vigo. Il reprend sa collaboration à L'Aurore et à La Raison.

1903 - Tailhade Collabore très régulièrement à L'Action, quotidien farouchement anticlérical. Il y restera jusqu'à la fin de l'année 1905. Il signe aussi plusieurs textes dans L'Assiette au Beurre. Le 28 avril, Ninette donne naissance à sa fille Laurence. Séjournant à Camaret, durant la fin de l'été, il donne des articles à L'Action qui dénoncent l'alcoolisme de la population. De provocation en provocation, il ligue la population contre lui et c'est protégé par des gendarmes à cheval qu'il doit battre en retraite le 29 août.


Laurent Tailhade, photo prise en 1903 par Miguel Almereyda

 
Dessin d'Evelio Torent publié dans La Raison du 11 octobre 1903

 

1904 - Collaboration à L'Humanité que vient de fonder Jaurès et à L'Internationale. Publication des " Poèmes Aristophanesques " au Mercure de France et des " Lettres Familières " à La librairie de La Raison.

1905 - Tailhade commence à prendre ses distances avec les libre-penseurs. Il signe des articles vengeurs dans Le Figaro sous le pseudonyme d'Azède. L'utilisation, sans son consentement, de son nom comme signataire de la fameuse affiche rouge antimilitariste qui encourageait les soldats à abattre leurs officiers, provoque une véritable rupture avec ses anciens compagnons de lutte. Publication chez Flammarion de sa traduction de " Trois comédies " de Plaute.

1906 - Poussé par le très réactionnaire Aristide Bruant, que Tailhade fréquente alors, il écrit deux lettres publiques de reniement, l'une à Arthur Meyer, que Le Gaulois publie le 22 janvier ; l'autre à Edouard Drumont que dévoile La Libre Parole du 29 janvier. Pourtant ce reniement sera sans lendemain. Ce simple mouvement d'humeur lui coûtera cher, car c'est celui qu'on retiendra dans sa vie parmi d'autres plus glorieux, pour l'accuser au mieux de versatilité, au pire de traîtrise. Cette année-là, il donne de nombreux textes à La Nouvelle Revue que dirige son fidèle P.-B. Gheusi.

1907 - Publication de " Poèmes Elégiaques " au Mercure de France. Il commence à collaborer à l'hebdomadaire Je Dis Tout dirigé par Jacques Landau, où il prend la défense de Matha, Sébastien Faure ou encore Malato . Le 14 août, il est le témoin du mariage de son ami Sacha Guitry avec Charlotte Lysés.

1908 - Séjours fréquents en Belgique pour des conférences (Bruxelles, Ostende, Anvers). Amitié avec James Ensor que lui a présenté son amie Emma Lambotte. Le 4 avril, il donne une conférence au Théâtre Fémina pour présenter un jeune poète de dix-huit ans nommé Jean Cocteau.

1909 - Collaboration à la revue Akademos. Publication chez Messein de sa traduction de " La Farce de la Marmite " de Plaute. Le 18 novembre il se bat en duel contre Gustave Téry, directeur de l'Oeuvre, alors antisémite. A 55 ans, malade, saturé de morphine, borgne et pour ainsi dire manchot, Tailhade trouve encore la force d'embrocher son adversaire à la cinquième reprise. Quatre jours plus tard, le 22 novembre, c'est Urbain Gohier qui le traîne sur le pré. Tandis que son adversaire ajustera deux balles dans sa direction, Tailhade chevaleresque, ne fera pas usage de son arme.

1910 - Le 13 février, répétition générale, à l'Opéra, de son drame musical en deux actes "La Forêt". Les bénéfices vont aux victimes des inondations qui accablent alors Paris. Tailhade fait la connaissance de Neel Doff chez Emma Lambotte.Enthousiasmé par "Jours de famine et de détresse", il se fait le héraut du talent de la jeune femme. Malgré l'appui de Mirbeau, Descaves et Geffroy, il ne parviendra pas à lui faire attribuer le prix Goncourt, l'année suivante.

 
Laurent Tailhade et son épouse aux côtés d'Augustin Savard, compositeur de la musique de "La Forêt".

1911 - Tailhade commence à collaborer à Comoedia. Il y donnera des articles jusqu'en août 1914.

1912 - 3 janvier : duel au pistolet avec Sylvain Bonmariage.

1913 - Publication de " Plâtres et Marbres " chez Figuière.

 
Laurent Tailhade en compagnie de sa femme Eugénie et de leur fille, Laurence.

1914 - Publication des " Commérages de Tybalt " chez Georges Crès. A la déclaration de guerre, Prenant exemple sur Anatole France, Tailhade se porte volontaire pour être engagé le 2 octobre 1914. On lui reprochera plus tard ce côté va-t-en guerre, oubliant le trouble de tous ces chenus littérateurs devant la douleur de perdre leurs jeunes confrères.

1915 - Tailhade se replie sur Nice, accueilli par son ami Emile Vitta. Il y retrouve Xavier Privas et Marguerite Moreno. Il a des contacts avec les écrivains anglais qui s'intéressent à son œuvre : Wilfried Owen, Richard Aldington, ou encore Ezra Pound.

1916 - 1917 - Collaboration à L'Oeuvre et au Pays.

1917-1919 - Collaboration à La Vérité. Tailhade y écrit des articles pacifistes et , en opposant de toujours au régime tsariste qu'il est resté, il salue la Révolution bolchévique.

1919 - Epuisé par ses congestions pulmonaires à répétition, Tailhade s'éteint le 1er novembre 1919 à Combs-la-Ville, laissant sa femme et sa fille dans un certain dénuement. Une souscription, en grande partie alimentée par Sacha Guitry, le sauvera de la fosse commune le 20 février 1921, pour lui donner une sépulture au cimetière Montparnasse.


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